Il s’agit d’une étude concernant des patients volontaires et informés, dont la plupart sont suivis dans les services de Médecine Interne A (Pr. E. Vidal) et de Néphrologie (Pr J.C. Aldigier) au Centre Hospitalier Universitaire de Limoges.
Depuis deux ans, deux axes thématiques sont actuellement développés pour la recherche concernant le lupus :
1)ETUDES CLINIQUES ET CLINICO-BIOLOGIQUES :
Ces études concernent le recueil et l’analyse fine des données cliniques et évolutives sous thérapeutiques. Les traitements administrés aux patients sont ceux qui sont actuellement préconisés par la communauté médicale, et n’impliquent pas d’essai thérapeutique.
L’intérêt de ces études est double :
Clinique : analyse fine des symptômes cliniques et de la réponse thérapeutique, l’intérêt étant de dégager des formes cliniques prédictives de l’évolutivité ainsi que de la réponse thérapeutique et notamment de corticorésistance et de corticodépendance. Ces recueils de données sont effectués par les médecins des services de Médecine et de Néphrologie selon les réglementations en usage de la loi informatique et liberté et après consentement des patients.
Clinico-biologique : Mise en place de nouveaux tests biologiques qui contribuent à diagnostiquer certaines complications liées au lupus et qui, de plus, sont utilisés au cours de la surveillance régulière des patients. Ces marqueurs correspondent à certains autoanticorps tels que les anticorps anti-phospholipides qui interfèrent avec la coagulation et contribuent à des complications thrombotiques, à des complications obstétricales, voire à certaines atteintes dont les mécanismes au cours du lupus n’étaient pas connus. Ces atteintes ont notamment des retentissements cardio-vasculaires, néphrologiques, neurologiques. La mise en évidence d’une positivité de ces marqueurs biologiques permet de mettre en route des traitements spécifiques qui sont non seulement curatifs mais également préventifs lorsque ces anticorps sont détectés à des stades infra-cliniques, lors du contrôle régulier des patients en consultation.
2) ETUDE CONCERNANT LA RECHERCHE DE MECANISMES ETIOPATHOGENIQUES DE LA MALADIE :
Cette maladie systémique fait l’objet de différentes voies de recherche, toutes contribuant à élucider l’origine de ces mécanismes immunopathologiques. En effet, des axes thématiques s’orientent vers des études génétiques (techniques de biologie moléculaire) visant à préciser s’il existe des modifications des gènes responsables de l’inflammation : c’est le cas des études qui sont prévues concernant les études du polymorphisme des gènes de cytokines pro-inflammatoires et de protéines impliquées dans l’inflammation.
Certains médiateurs de l’inflammation, peu connus, et non analysés en surveillance de routine, comme les médiateurs lipidiques et le PAF (Facteur d’activation plaquettaire) et leur récepteur au niveau des cellules immunitaires, sont également étudiés afin de déterminer leur rôle dans la survenue et l’évolution du lupus.
Un autre axe de recherche est prévue et concerne les lymphocyte B qui sont les lymphocytes qui produisent les anticorps et notamment les autoanticorps au cours du lupus. Il est prévu de déterminer l’état de maturation de ces lymphocytes B, leurs récepteurs et leur réponse activatrice à différents stimuli. L’intérêt étant de préciser la nature de l’autoantigène qui induit
cette réponse auto-immune et les facteurs pouvant moduler (notamment supprimer) cette production d’autoanticorps.
Les techniques utilisées pour ces projets sont :
Des techniques de biologie moléculaire, de cultures lymphocytaires, d’immunochimie (Western blotting et ELISA) et de cytométrie de flux.
Les réactifs nécessaires sont obtenus grâce aux crédits alloués par l’AREML. De plus il est envisagé d’acquérir avec ces fonds un congélateur à – 80 °C qui sera réservé à la sérothèque (conservation des sérums) de patients lupiques et si possible un container à azote qui sera utile pour la conservation des lymphocytes de patients lupiques. Tous ces prélèvements seront effectués après information et consentement des patients volontaires.
Résultats obtenus en 2002 par le service de Médecine Interne grâce à la contribution de l’Association Recherche et Entraide des Maladies Lupiques ( l’AREML ) :
Deux thèses de Doctorat en Médecine :
1) le Neurolupus :
au sujet de 38 cas et revue de la littérature : Université de Limoges, Faculté de Médecine, soutenue le 22 septembre 2000 par Mme Maud Mousset-Hovaere (interne en Médecine, service de Médecine Interne),
2) Grossesse et lupus : à propos de 23 patientes et 40 grossesses soutenance prévue à la Faculté de Médecine de Limoges, le 16 octobre par Melle Holly Bezanahary (interne en Médecine, Service de Médecine Interne).
Publications en préparation :
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Lupus érythémateux disséminé et virus. A propos de trois observations. H. Benzanhary et coll.
Etude de la production de P.A.F. et de l’expression de ses recepteurs au cours du lupus érythémateux disséminé.Y. Denizot et coll.